Pourquoi j’ai créé TIKO 🌱
Une histoire d’autonomie, de confiance et de petits pas.
Derrière TIKO, il y a des illustrations, des routines, des jeux, des cartes et un petit singe malicieux.
Mais avant tout cela, il y a une conviction.
Nos enfants sont souvent capables de bien plus de choses que nous ne l’imaginons, à condition de leur donner le temps, les repères et les bons outils pour essayer.
C’est de cette idée qu’est né TIKO.
TIKO est d’abord né de mon quotidien de maman
Comme beaucoup de parents, je me suis retrouvée face à ces petites situations qui se répètent chaque jour.
« Habille-toi. »
« Va te brosser les dents. »
« Range tes affaires. »
« Mets tes chaussures. »
« Allez, dépêche-toi ! »
Et parfois, à force de répéter, de courir après le temps ou simplement parce qu’il est beaucoup plus rapide de faire soi-même… on finit par faire à la place de l’enfant.
Pas par manque de confiance.
Simplement parce que le quotidien va vite.
Pourtant, j'ai progressivement réalisé quelque chose : derrière toutes ces petites tâches ordinaires se cachent de formidables occasions d’apprendre.
Choisir ses vêtements, préparer ses affaires, débarrasser son assiette, suivre les étapes de sa routine, reconnaître ce que l’on ressent…
Ce sont de petites choses pour nous.
Mais pour un enfant, ce sont de grandes victoires.
C’est là que l’idée de TIKO a commencé à prendre forme.
Et si nous donnions davantage envie aux enfants de faire seuls ?
Je ne voulais pas créer des outils qui disent aux enfants ce qu’ils doivent faire.
Je voulais créer des supports qui leur donnent envie de participer.
Des outils simples, colorés, ludiques et faciles à comprendre.
Une routine que l’enfant peut regarder pour savoir ce qu’il lui reste à faire.
Une carte qu’il peut choisir lui-même.
Une roue pour l’aider à mettre un mot sur ce qu’il ressent.
Un tableau sur lequel il peut voir ses petites réussites s’accumuler.
Un jeu pour apprendre sans vraiment avoir l’impression d’apprendre.
C’est ainsi qu’est né l’univers TIKO : avec l’idée de rendre les apprentissages du quotidien plus concrets, plus visuels et surtout plus joyeux.
Ma conviction : accompagner plutôt que faire à la place
Je ne suis pas éducatrice et je ne prétends pas détenir une méthode éducative parfaite.
Je suis une maman qui observe, teste, cherche, ajuste… et qui est convaincue d’une chose :
notre rôle n’est pas de tout faire à la place de nos enfants, mais de leur donner progressivement les moyens de faire par eux-mêmes.
Cela ne signifie pas les laisser se débrouiller seuls.
Bien au contraire.
Pour moi, l’autonomie se construit dans un cadre sécurisant, avec un adulte présent pour montrer, expliquer, rassurer et encourager.
Puis, progressivement, accepter de reculer un peu.
Même lorsque le tee-shirt est à l’envers.
Même lorsque les jouets ne sont pas rangés exactement comme nous l’aurions fait.
Même lorsqu’il faut beaucoup plus de temps pour mettre ses chaussures seul.
Parce que derrière ce petit :
« C’est moi qui l’ai fait ! »
il se passe quelque chose d’important.
L’enfant découvre qu’il est capable.
Je crois davantage aux encouragements qu’à la recherche de perfection
C’est probablement l’une des convictions qui guide le plus TIKO.
Je ne veux pas que les outils proposés deviennent une nouvelle source de pression pour les enfants… ou pour leurs parents.
Un tableau de récompenses n’a pas vocation à devenir un tableau de performance.
Une routine n’est pas une liste qu’il faut impérativement exécuter parfaitement.
Un outil autour des émotions ne signifie pas qu’un enfant ne doit plus se mettre en colère.
L’apprentissage n’est pas linéaire.
Il y aura des jours où l’enfant voudra tout faire seul et d’autres où il aura besoin de davantage d’aide.
Des réussites.
Des oublis.
Des frustrations.
Des « j’y arrive pas ».
Et puis des « regarde, j’ai réussi ! ».
Chez TIKO, je préfère valoriser le chemin parcouru plutôt que rechercher la perfection.
L’autonomie et les émotions sont intimement liées
En développant TIKO, une autre évidence s’est progressivement imposée.
On ne peut pas vraiment parler d’autonomie sans parler des émotions.
Essayer seul, c’est aussi accepter de ne pas réussir immédiatement.
C’est rencontrer la frustration.
L’impatience.
La colère.
Parfois la peur.
Mais aussi la fierté, la joie et la confiance.
C’est pourquoi l’univers TIKO s’est naturellement élargi.
Après les routines et les outils autour de l’autonomie sont venus des supports pour reconnaître les émotions, les nommer, en parler et découvrir différentes façons de retrouver son calme.
Parce qu’apprendre à comprendre ce qui se passe à l’intérieur de soi fait aussi partie du chemin pour grandir.
Concevoir TIKO avec le regard de professionnels
Dès le départ, j’ai aussi souhaité ne pas rester seule avec mon regard de maman et de créatrice.
C'est pourquoi le développement des outils TIKO s'enrichit également d'échanges avec des professionnels de l'enfance, notamment de la sphère orthophoniste.
Ce regard professionnel est précieux.
Il permet de questionner les mots employés, la compréhension des consignes, la manière dont une information est présentée à l’enfant ou encore l’adaptation des supports à ses capacités.
L’objectif n’est pas de transformer les outils TIKO en supports thérapeutiques.
Ils ne remplacent évidemment pas l’accompagnement d’un professionnel lorsqu’un enfant en a besoin.
L’idée est plutôt de croiser l’expérience concrète des familles, la créativité et le regard de professionnels pour concevoir des outils simples, cohérents et réellement utilisables dans la vie quotidienne.
Et je tiens beaucoup à cette démarche.
TIKO n’a pas vocation à figer une méthode une fois pour toutes. Les outils peuvent évoluer, être améliorés et s’enrichir grâce aux retours des parents, des enfants et des professionnels qui les utilisent ou les découvrent.
Des outils pensés pour être utilisés dans la vraie vie
Je voulais également que TIKO reste simple.
Pas besoin d'un matériel compliqué ou d'une organisation parfaite.
Vous téléchargez.
Vous imprimez.
Vous découpez ou plastifiez si vous le souhaitez.
Et surtout : vous vous appropriez l’outil.
Parce qu'aucune famille ne fonctionne exactement de la même manière.
Une routine peut être parfaite pour un enfant et nécessiter quelques ajustements pour un autre.
Un enfant adorera utiliser des gommettes tandis qu’un autre préférera simplement cocher les étapes réalisées.
Certains auront envie de parler longuement de leurs émotions. D’autres commenceront simplement par montrer une image.
Et c’est très bien ainsi.
TIKO, c’est finalement une invitation à faire confiance
Faire confiance à son enfant pour essayer.
Accepter qu’il se trompe.
L’aider lorsqu’il en a besoin.
L’encourager lorsqu’il hésite.
Lui laisser progressivement davantage de place.
Et peut-être, parfois, accepter nous-mêmes de ne pas tout contrôler.
Je ne souhaite pas proposer une vision de l’éducation parfaite.
Je souhaite simplement créer de petits outils qui facilitent ces grands apprentissages du quotidien.
Des supports que l’on pose sur un frigo, que l’on accroche dans une chambre ou que l’on sort lorsque l’émotion devient un peu trop grande.
Des outils qui créent une occasion d’échanger entre un enfant et son parent.
Et qui, petit à petit, peuvent permettre d’entendre un peu plus souvent cette phrase que j’aime tant :
« Regarde, j’ai réussi tout seul ! »
C’est pour tous ces petits moments que j’ai créé TIKO Printables. 🌱
Et l’aventure ne fait que commencer.
Camille
Créatrice de TIKO Printables